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07/07/2014

La mission Vorochilov en Turquie (1933)

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Vincent Joly, "'Ce qu'il faut savoir de l'armée turque', l'armée turque vue par les militaires français dans les années 30", in La Turquie entre trois mondes (ouv. col.), Paris-Istanbul, L'Harmattan-IFEA, 1998, p. 104 :

"L'alliance avec Moscou est toujours présentée comme l'un des deux piliers de la politique étrangère turque, l'autre étant le pacte balkanique. Jusqu'en 1938, les relations avec les Soviétiques sont jugées excellentes par les militaires français. Ainsi, ils pensent que les efforts entrepris pour renforcer les défenses de la Thrace à partir de 1934, auraient été suggérés par la mission Vorochilov qui s'était rendue en Turquie en octobre-novembre de l'année précédente, "l'inviolabilité des Détroits étant utiles aux Russes comme aux Turcs". Ce sentiment est aussi partagé par les Britanniques qui voient Moscou derrière la volonté d'Ankara de récupérer définitivement le contrôle du passage entre la Mer Egée et la Mer Noire (Weber, 1979; 7)."

15/05/2014

La complaisance de l'ex-fasciste Patrick Devedjian pour les terroristes arméniens de l'ASALA, d'après L'Humanité

""L'Humanité" accuse un avocat R.P.R. de "compréhension" à l'égard du terrorisme arménien", Le Monde, 13 août 1983 :

"Sous le titre "Six mois avant, il annonçait les attentats de l'ASALA", l'Humanité du vendredi 12 août accuse un avocat parisien, militant du R.P.R., Me Patrick Devedjian, de "compréhension" à l'égard des terroristes arméniens. Comme preuve de ses accusations, le quotidien communiste cite une interview publiée le 7 mars dernier à la "une" d'un hebdomadaire turc de gauche, Nokta (le Point). Cet entretien, recueilli le 19 janvier précédent, avait suscité des remous en Turquie où plusieurs journaux en avaient fait état.

Interrogé par Nokta, Me Devedjian y expliquait, selon l'Humanité, que "jusqu'à aujourd'hui, le terrorisme arménien était un signe de colère", et ajoutait, "maintenant, il va falloir instaurer un système qui fera réellement pression sur la Turquie". Me Devedjian, à qui l'on demandait des précisions, déclarait : "Il s'agit, plutôt que d'un simple attentat, de faire boycotter la Turkish Airlines et de répandre l'idée que la T.H.Y. est dangereuse pour voyager." L'Humanité, qui cite ces propos, ajoute ce commentaire : "Le moins que l'on puisse dire, c'est que, avocat bien informé, Me Devedjian n'hésitait pas, avant l'heure, à faire preuve d'une bien grande compréhension pour les projets de ceux qui, sous couvert de défendre le peuple arménien, ont assassiné le 15 juillet dernier sept innocentes victimes en plein aéroport d'Orly."

Comme avocat, Me Devedjian a été l'un des défenseurs de M. Chirac dans le procès en diffamation que celui-ci avait intenté et gagné contre M. Defferre à la veille des élections cantonales de mars 1982. Il a aussi défendu de nombreux militants arméniens. Au cours d'un meeting organisé à Paris, en novembre 1981, par le Mouvement de libération arménienne, Me Devedjian avait notamment déclaré à l'adresse du gouvernement turc qui refuse la reconnaissance du génocide : "Vous voulez mettre fin au terrorisme ?

D'accord. Cela dépend de vous. Faites le geste que nous attendons depuis si longtemps car, sans cela, il ne sera pas possible de tourner la page."

L'Humanité rappelle en outre que Me Devedjian, qui a milité autrefois à l'extrême droite, a obtenu l'annulation du dernier scrutin municipal à Antony (Hauts-de-Seine). Me Devedjian, qui conduisait la liste de l'opposition, avait été battu de 419 voix (1,47 %) par le maire sortant communiste, M. André Aubry. Après l'annulation du scrutin, les élus de gauche ont été suspendus et une délégation spéciale a été installée par le commissaire de la République pour diriger provisoirement la commune.

Le R.P.R. a diffusé, vendredi matin, un communiqué de Me Devedjian actuellement en vacances. Celui-ci y annonce son intention de poursuivre l'Humanité en diffamation et ajoute qu'"il dément formellement les propos qui lui sont prêtés". Ces propos, affirme l'avocat, "sont motivés uniquement par les besoins de propagande du parti communiste que [je dois] affronter dans une élection partielle au mois d'octobre à Antony"."

22/03/2014

Enver Paşa et le bolchevisme

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Semih Vaner, "La Turquie entre l'Occident-Patron et le « Grand Voisin du Nord »", in Zaki Laïdi (dir.), L'URSS vue du Tiers Monde, Paris, Karthala, 1984, p. 100-101 :

"Comme le relève l'historien P. Dumont, dans la plupart des organisations « communistes » turques, du début des années 1920, il y avait une évidente propension au panasiatisme voire au panturquisme. L'itinéraire le plus singulier de ces panturquistes et pantouraniens fut sant doute celui d'Enver, ministre de la Guerre en 1914 et principal responsable de l'entrée en guerre de l'Empire ottoman aux côtés de l'Allemagne. Exilé en Union soviétique, Enver chercha d'abord avec ses partisans unionistes, « moyennant quelques réserves et certaines approximations idéologiques, son ralliement à la cause bolchevique » avant de tomber en août 1922, au cours d'une expédition au Turkestan, à la tête des Basmacı, contre l'armée rouge."

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16/03/2014

Socialisme et nationalisme en Turquie

Francois Georgeon, Des Ottomans aux Turcs. Naissance d'une nation, Istanbul, Isis, 1995, p. 9 :

"Dès avant l'entrée en guerre, du reste, les Jeunes Turcs ont proclamé l'abrogation unilatérale des capitulations.

En même temps l'anti-impérialisme devient l'un des thèmes favoris de la jeunesse et de l'intelligentsia turque. Le premier à apporter aux intellectuels turcs une théorie de l'impérialisme est Parvus. Nationalisme et socialisme coïncident étroitement à cette époque : de nombreux socialistes et communistes sont issus des rangs nationalistes, à commencer par le fondateur du parti communiste turc Mustafa Suphi qui, en 1912-1913, militait dans les rangs d'un petit parti nationaliste. Cette convergence du socialisme et du nationalisme est un autre facteur qui contribue à donner au nationalisme turc de cette époque une coloration progressiste. Pendant la guerre d'indépendance, guerre de libération nationale menée au moins autant contre les envahisseurs grecs que contre les impérialistes anglais, Mustafa Kemal qui s'appuie sur la Russie soviétique va parfois jusqu'à employer un vocabulaire nettement anti-impérialiste.

Cette coloration anti-impérialiste est fondamentale pour comprendre ce qu'est le nationalisme turc aujourd'hui."

03/12/2013

La condamnation soviétique de la révolte de Şeyh Said (1925)

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Caricature de Şeyh Said dans la presse soviétique.

 

Celal Sayan, La construction de l'Etat national turc et le mouvement national kurde, 1918-1938, Villeneuve d'Ascq, Presses Universitaires du Septentrion, 2002, p. 573-574 :

"L'attitude de l'Union soviétique à l'égard du mouvement insurrectionnel kurde, fut écartée longtemps du champ des discussions en Turquie et au Kurdistan. Le soulèvement kurde s'est déroulé dans une période où les divergences entre les fondateurs de l'Union soviétique n'étaient pas au rendez-vous ; par conséquent l'héritage de cette période était revendiqué par la gauche dite révolutionnaire, toutes tendances confondues. Et le fait que tous les soulèvements kurdes de cette époque soient qualifiés de réactionnaires et condamnés par le pouvoir soviétique faisait qu'en Turquie ou les "forces progressistes" n'en parlaient pas ou bien lorsqu'il s'agissait d'exprimer l'opinion sur ces soulèvements, la "réaction", le "jeu de l'impérialisme", les "féodaux réactionnaires" etc., occupaient la grande partie du terrain dans les discussions.

Livrées à la presse par un bulletin spécial, le 26 février 1925 à Moscou, les précisions de l'internationale communiste se dessinaient ainsi :

"La révolte de Cheikh Saïd contre Mustafa Kemal et le gouvernement d'Ankara est jugée par Moscou comme une attaque contre-révolutionnaire menée en alliance par la réaction turque et l'impérialisme anglais.

"Mustafa Kemal représente le mouvement de la libération nationale et s'emploie à la démocratisation de la Turquie et à sa libération de l'emprise du féodalisme et des fanatiques musulmans. Contre Mustafa Kemal luttent en premier lieu l'impérialisme, en second lieu les notables, en troisième lieu les religieux et en quatrième lieu la bourgeoisie marchande des villes portuaires, liée aux capitaux étrangers".

Les communistes turcs qui sans l'approbation de Moscou ne faisaient rien de leur propre initiative, écrivaient les phrases suivantes, dans les numéros du 26 février et 5 mars de l'hebdomadaire des communistes turcs "Orak-Çekiç" (la faucille et le marteau) :

"A la tête de la réaction se trouve non pas le Cheikh Saïd mais le despotisme ; contre la réaction le peuple est avec le gouvernement".

"A bas la réaction..., à l'Assemblée nationale d'Ankara les mains de la bourgeoisie gauchiste serrent la gorge des bigots moyenâgeux."

La liste des qualificatifs employés par les communistes turcs est longue. Ils ont gardé la même attitude contre le soulèvement d'Agridagh et celui de Dersim également. De nos jours, il se trouve que l'attitude de l'ex-Union soviétique et celle des communistes d'autres pays qui la suivaient aveuglément, ne font plus l'objet de l'attention qui était, autrefois si dense."

27/11/2013

İsmet İnönü et l'URSS

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Michael J. Carley, 1939 : l'alliance de la dernière chance. Une réinterprétation des origines de la Seconde Guerre mondiale, Montréal, Presses universitaires de Montréal, 2001, p. 174-175 :

"Le 4 mai [1939], comme l’avait prévu Litvinov, les Britanniques renouvelèrent leur proposition de garanties unilatérales. Cependant, ce qui suivit n’était pas si prévisible. Potemkine se rendit à Ankara pour poursuivre des négociations en vue d’améliorer les relations avec la Turquie (une alliée importante des Soviétiques durant l’entre-deux-guerres), négociations qui avaient débuté en même temps que celles que menaient les Britanniques et les Français. Il rencontra le président turc, Ismet Inönü, qui reprocha à la France et à la Grande-Bretagne de ne pas s’opposer à l’expansion allemande vers l’est. Ismet estimait que la politique franco-britannique consistait à se tenir éloignés en espérant que l’Allemagne s’épuiserait dans un conflit à l’est, afin de devenir les arbitres de l’Europe. Malheureusement, leurs calculs s’étaient révélés faux, l’Autriche, la Tchécoslovaquie et l’Albanie ayant été englouties. Selon Ismet, les Etats encore indépendants en Europe de l’Est avaient perdu confiance dans l’aide franco-britannique et envisageaient n’importe quel compromis avec Hitler. La Grande-Bretagne et la France, s’étant finalement aperçues du danger, avaient entamé des négociations avec la Turquie et l’URSS. « Pour Ismet, l’URSS ne devait pas rejeter les offres de coopération [franco-britanniques]. » Il conseilla à Potemkine d’accepter la proposition de Bonnet ou, au pire, d’admettre le concept britannique de garanties unilatérales, puis de construire sur cette base. Selon lui, accepter cette proposition n’était pas incompatible avec « la dignité » soviétique. Une alliance anglo-franco-soviétique était cruciale. Du reste, Ismet avait confié à Weygand, qui visitait la Turquie à peu près au même moment, que la France « ne pouvait pas se défendre contre l’Allemagne sans l’aide de l’URSS »."

Emel Parlar Dal, Les relations turco-américaines (1945-1980). Genèse d'une relation spéciale entre ombres et lumières, Paris, L'Harmattan, 2011, p. 238 :

"A propos du lien entre la nouvelle orientation de la politique extérieure turque et la crise chypriote, le Premier ministre turc İsmet İnönü déclara : « le problème chypriote ne trouvera pas une solution satisfaisante pour Ankara dans le cadre étroit de l'OTAN. Le rapprochement avec l'U.R.S.S privera Monseigneur Makarios d'un puissant allié potentiel. La Turquie en revanche, gagnera aux Nations unies des soutiens non seulement parmi les Etats communistes mais aussi dans les rangs des pays non-alignés. De plus, elle obtiendra enfin une aide économique soviétique susceptible de pallier l'insuffisance des Etats-Unis. »

Dans ce climat de détente, un véritable rapprochement s'opéra entre Ankara et Moscou avec la visite officielle du ministre des Affaires étrangères turc Feridun Cemal Erkin à Moscou à l'automne 1964. A ce sujet, notons que les Soviétiques avaient invité le gouvernement turc six mois auparavant. Cependant, cette invitation fut déclinée par le Premier ministre turc İsmet İnönü. Avec l'aggravation de la crise chypriote suite à la lettre de Johnson, celui-ci décida de reconsidérer la proposition soviétique et décida enfin de l'accepter. Indéniablement, la crise chypriote joua un rôle de catalyseur dans le rapprochement turco-soviétique à partir de l'année 1964."

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25/11/2013

Les aides soviétiques à la Turquie dans les années 70

Gilles Bertrand, Le conflit helléno-turc : la confrontation de deux nationalismes à l'aube du XXIe siècle, Paris, Maisonneuve et Larose, 2004, p. 55 :

"Pour atteindre cet objectif (la reconnaissance de la valeur stratégique et du statut de puissance régionale de la Turquie), ses dirigeants mènent une politique de rapprochement prudent avec l'Union soviétique qui renforcerait l'intervention de cette dernière dans les différends helléno-turcs. Quelques mois après la lettre de Johnson, le ministre des Affaires étrangères, Feridun Cemal Erkin, effectue une visite officielle à Moscou (novembre 1964), une première depuis 1939. Suivent deux autres visites officielles à Moscou : celle du Premier ministre Süleyman Demirel (septembre 1967) et celle du président de la République, Cevdet Sunay (octobre 1969) au cours desquelles des aides financières soviétiques sont négociées, ainsi que des partenariats industriels et commerciaux. Après une parenthèse, due notamment au coup d'Etat de 1971, les relations turco-soviétiques connaissent une nouvelle embellie de 1975 à 1979, époque, précisément, de l'embargo américain sur les armes. La Turquie recevra, entre 1975 et 1979, 2,8 milliards de dollars d'aides soviétiques et, en 1978, « elle est devenue (...) la première bénéficiaire de l'assistance soviétique bilatérale au Tiers-Monde »."

18/11/2013

La THKO de Deniz Gezmiş et la révolution kémaliste

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Hommage de Deniz Gezmiş à Atatürk.

 

Extraits de "La Turquie et la révolution", texte de la brochure : "Lutte(s) dans les prisons en Turquie [1980 - 2002]", Prisonsenturquie.free.fr :

"Le 22 décembre 1970 est fondé le THKO [Armée de Libération du Peuple de Turquie], fondé par Deniz Gezmis. Le modèle révolutionnaire est Cuba : en fondant une armée unissant le peuple, l'Etat peut être très vite balayé. Le THKO se fait très vite liquidé et Deniz Gezmis condamné à mort. (...)

Les partisans du THKO sont ceux qui avaient comme slogan « nous sommes les vrais kémalistes ». Pour la majorité de ses partisans, la Turquie est un Etat capitaliste. Le THKO rejetait la nécessité du parti et était ainsi franchement populiste ; l'armée suffirait à rallier les masses. Idéologiquement, les partisans du THKO ont systématiquement été proches de l'Albanie d'Enver Hoxha."

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Enver Hoxha et la Turquie

Enver Hoxha, rapport au VIIIe Congrès du PTA, 1er novembre 1981 :

"Les rapports qu'entretient notre pays avec la République de Turquie se sont développés et se développent toujours plus dans un esprit d'amitié et de collaboration. La bienveillance et le respect mutuels croissants entre nos deux peuples et pays créent une base solide pour l'extension et le renforcement futurs de ces rapports.

Au cours de leur histoire, le peuple albanais et le peuple turc ont entretenu des liens amicaux et ont eu de l'affinité entre eux. Le peuple turc, qui possède une histoire et une culture antiques, a éprouvé un profond respect pour les valeureux combattants d'Albanie, pour les savants, les philosophes, les hommes d'Etat, les architectes, les écrivains et les poètes albanais ou d'origine albanaise, qui ont apporté leur contribution aux efforts du peuple turc pour le progrès.

Le peuple albanais voue une admiration et un respect particuliers à la figure de Mustafa Kemal Ataturk, cette personnalité et cet homme d'Etat éminent, qui, avec un grand courage et inspiré par la pensée démocratique progressiste, a libéré la Turquie et son peuple courageux du complexe de l'empire des sultans qui le portait à asservir les autres peuples, qui a consolidé l'unité et l'indépendance véritables de la nation turque, et a engagé la Turquie dans la voie de la démocratie et du progrès.

Le peuple albanais a connu les sentiments bienveillants de Kemal Ataturk à l'égard de l'Albanie, et son opposition au roi Zog, à ce tyran du peuple albanais.

L'amitié sincère du peuple turc pour le peuple albanais et la noble inspiration d'Ataturk s'observent très clairement dans l'accueil fraternel des centaines de milliers de nos frères kosoviens, qui furent chassés de leurs terres de Yougoslavie. Nous remercions le peuple frère turc de cette attitude et de son amitié pour le peuple albanais, qui la lui rend bien."

Enver Hoxha, discours devant les électeurs de la circonscription 210 de Tirana, 10 novembre 1982 :

"La grande et sincère amitié qui nous lie au peuple turc frère ne s'est jamais démentie. Les diverses formes de régime ne l'ont jamais ébranlée, car elle est fondée sur les bons sentiments de nos peuples, sur les liens fraternels et de sang de centaines de milliers d'Albanais, qui vivent, travaillent, se marient, ont des enfants, meurent et trouvent leur sépulture dans la même terre que les Turcs.

Nous avons honoré et honorons toujours profondément le grand guide du peuple turc, Mustafa Kemal Atatürk, cet éminent démocrate, qui abattit l'empire ottoman et le khalifat et créa la Turquie nouvelle démocratique. Que tous les pseudo-démocrates et pseudo-socialistes qui oppriment les peuples, qui bafouent leurs droits et maintiennent en vie le colonialisme, édulcoré de belles paroles, prennent exemple sur Kemal Atatürk, qui trancha le « noeud gordien » de l'empire ottoman. Nous souhaitons cimenter constamment l'amitié qui nous unit au peuple turc frère et la développer dans tous les domaines."

15/11/2013

Joseph Staline et le mouvement de libération nationale turc

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İsmet İnönü et Staline.

 

Joseph Staline, rapport : "Trois ans de dictature prolétarienne", Bakou, 6 novembre 1920 :

"En Orient, les succès de l'Armée rouge amorcèrent un ferment qui, comme par exemple en Turquie, se développa en une véritable guerre contre l'Entente et ses alliés. (...)

Nous avons un noyau révolutionnaire, un centre de ralliement pour toutes les autres colonies et semi-colonies, dans la forme du gouvernement de Kemal, un gouvernement bourgeois révolutionnaire mais qui mène une lutte armée contre l'Entente.

Alors qu'il y a trois ans nous n'osions même pas rêver que l'Orient pourrait susciter une action, maintenant nous avons non seulement un noyau révolutionnaire en Orient, sous la forme de la Turquie bourgeoise révolutionnaire ; mais nous possédons également un organe socialiste de l'Orient (le Comité d'action et de propagande)."

Joseph Staline, discours à l'Université Sverdlov, 9 juin 1925 :

"Faut-il soutenir le mouvement de libération nationale en Chine ? A quoi bon ? N'est-ce pas dangereux ? Est-ce que cela ne nous brouillera pas avec les autres pays ? Ne serait-il pas mieux d'établir des sphères d'influence en Chine de concert avec les puissances « civilisées » et de nous emparer d'une partie de ce pays ? Ce serait avantageux et nous ne risquerions rien...

Faut-il soutenir le mouvement d'émancipation en Allemagne ? Est-ce que cela en vaut la peine ? Ne serait-il pas mieux de se mettre d'accord avec l'Entente sur le traité de Versailles et d'obtenir une petite compensation ?

Faut-il conserver notre amitié à la Perse, à la Turquie, à l'Afghanistan ? Le jeu en vaut-il la chandelle ? Ne serait-il pas mieux de rétablir les sphères d'influence d'accord avec certaines grandes puissances ? Etc., etc.

Telle est cette mentalité nationaliste d'un genre nouveau, qui tend à la liquidation de la politique extérieure de la révolution d'Octobre et représente un bouillon de culture pour les éléments de dégénérescence."

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