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09/03/2017

Gueorgui Tchitchérine et les relations avec la Turquie kémaliste

Gueorgui Tchitchérine, lettre à Nikolaï Boukharine, début 1927, source : Jon Jacobson, When the Soviet Union Entered World Politics, Berkeley, University of California Press, 1994, p. 50 :

"Pouvez-vous, s'il vous plaît, cesser d'assimiler Tchiang Kaï-chek au kémalisme ? C'est absolument ridicule et cela gâche nos relations avec la Turquie. Gâcher nos relations avec l'Allemagne ne vous a pas suffi ? (...) Maintenant vous êtes vraiment en train de gâcher nos relations avec la Turquie !"

Gueorgui Tchitchérine, lettre à Alexeï Rykov, après le 21 septembre 1929, source : Pavel Chinsky, "Le cadavre en uniforme. Dernières lettres de G. V. Tchitchérine, commissaire du peuple aux Affaires étrangères", Communisme, n° 65-66, 2001, p. 112 :

"La ligne actuelle du Komintern me semble désastreuse. La campagne contre l'appareil d'Etat me plonge dans un état effroyable. En Chine nous payons les frais de la ligne fatale de 1927. En Afghanistan, dix années d'indifférence et d'inaction nous ont laissé perdre un atout exceptionnel. Nos commerciaux et notre indifférence, ainsi que des prises de position ineptes, gâchent tout en Turquie et en Perse."

05/03/2017

Nâzım Hikmet et Joseph Staline

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Nâzım Hikmet en Crimée (1952).

 

Nâzım Hikmet, déclaration à l'agence TASS, 30 juin 1951 :

"Staline est très important pour moi. Il est la lumière de mes yeux. Il est la source de mes idées. Il m'a créé. J'étudie dans une université qui porte son grand nom. Je lui dois tout. Il n'est pas seulement le plus grand homme du monde, il est pour moi la plus grande source de lumière."

Nâzım Hikmet, Moskova Senfonisi, Sofia, 1952 :

"La paix et les défenseurs de la paix sont incarnés par les masses populaires, qui donnent la vie, et par la main de Staline, qui tient la bannière de la vie et de la paix."

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L'hommage d'İsmet İnönü à Staline (1953)

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İsmet İnönü écrivant sur le livre de condoléances en hommage à Staline (mars 1953).

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27/02/2017

Le respect d'Atatürk pour Trotsky (en tant qu'ancien chef de l'Armée rouge)

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Trotsky à Büyükada.

 

Fritz Sternberg, "Entretiens avec Trotski", Le Contrat social, volume VIII, n° 4, juillet-août 1964, p. 210 :

"Je n'ai jamais entendu Trotski prendre la parole à un meeting mais, en tête à tête avec lui, j'ai parfois senti, le temps d'un éclair, le grand orateur, le tribun du peuple, l'homme qui pouvait, d'une seule phrase, rétablir l'ordre dans une situation confuse.

La maison où il vivait n'était pas gardée par la police, je le répète, bien que des lettres de menaces arrivassent sans cesse d'extrémistes de l'Action française. Je l'ai dit, il avait avec lui deux bergers allemands dressés, et lui-même, son fils et ses secrétaires avaient tous des armes à feu. Le temps étant chaud, je lui demandai un jour s'il sortait beaucoup : il me répondit que ses promenades se limitaient au jardin et que sa santé en souffrait.

Lorsque je m'enquis de Prinkipo [Büyükada], il me répondit : « Oh, les choses étaient mille fois mieux là-bas. J'avais à demeure un policier turc chargé de ma protection, et nous allions souvent à la pêche — non pas avec des cannes et des lignes mais en canot et avec de grands filets. Nous prenions tellement de poisson qu'il y en avait non seulement assez pour moi et ma famille et pour les policiers, mais qu'il en restait une quantité que ces derniers vendaient à bon prix en ville. » Trotski ajouta que c'était l'air sain de Prinkipo qui avait augmenté sa capacité de travail et lui avait permis d'écrire trois gros livres en un temps relativement court.

« Mais n'avez-vous pas été emprisonné en Turquie ? demandai-je. Staline ne l'a-t-il pas réclamé une fois qu'il vous eut fait déporter ?
— Oh oui, Staline l'a réclamé, mais Kemal Pacha a refusé d'obtempérer.
— Pourquoi ?
— Quand la Turquie luttait contre la Grèce, je lui étais venu en aide avec l'Armée rouge. Des compagnons d'armes n'oublient pas ce genre de choses. Voilà pourquoi, malgré les pressions de Staline, Kemal Pacha ne m'a pas coffré. » "

Pierre Broué, Trotsky, chapitre XXXVII : "L'asile en Turquie", Paris, Fayard, 1988 :

"Le gouvernement turc manifesta d'ailleurs un réel intérêt pour son hôte en contribuant lui-même, quoique de façon modeste, à sa sécurité, par la présence d'un certain nombre de policiers, allant jusqu'à choisir, pour commander ce petit détachement, un sous-officier connaissant quelques mots de russe et de français.

Selon Jean van Heijenoort, qui fut pendant sept ans un proche collaborateur de Trotsky, Kemal Pacha aurait gardé à l'ancien chef de l'Armée rouge une vive reconnaissance pour l'envoi d'armes et de matériel au temps de la guerre contre la Grèce. Selon un témoignage, qu'il rapporte, de Gérard Rosenthal, autre proche de Trotsky, Kemal Pacha, au début de 1930, envoya son aide de camp chez Trotsky et chercha à le rencontrer.

Très vite, d'ailleurs, le gouvernement turc avait fait savoir à Trotsky qu'il avait accordé ce visa parce que le gouvernement soviétique l'avait sollicité pour lui pour des raisons de santé, et que cet octroi n'avait fait l'objet d'aucune négociation. Il l'assura aussi de ses bonnes dispositions et de sa détermination d'assurer les meilleures conditions pour un séjour qu'il ne désirait pas limiter. Il le manifesta d'ailleurs en 1932 en délivrant sans difficultés à Trotsky, Natalia Ivanovna et leur compagnons, les papiers nécessaires non seulement au départ, mais au retour, à l'occasion d'un voyage à Copenhague."

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07/02/2017

Les rapports d'amitié entre la Turquie d'Atatürk et l'URSS (années 20 et 30)

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Le maréchal Vorochilov et Atatürk.

 

Stefan Velikov, "A l'occasion du cinquantenaire de la proclamation de la République Turque", Etudes balkaniques, volume 2, 1973, p. 14 :

"Jusqu'à la mort d'Atatürk, la politique turque enregistra pour la période 1923-1938 des succès considérables, surtout par l'établissement de rapports diplomatiques normaux avec l'Union soviétique. Il conviendrait d'affirmer que les rapports d'amitié existant entre la Turquie et l'Union soviétique constituèrent un facteur d'importance dans l'affermissement de la politique étrangère du pays. Lorsque l'Italie fasciste, soutenue par l'Angleterre, se livra à une politique hostile et provocatrice envers la Turquie, l'Union soviétique conclut le 17 décembre 1925 un Traité d'amitié et de neutralité avec la Turquie. Un traité de commerce et une convention maritime furent conclus en 1927 entre la Turquie et l'Union soviétique. Grâce au caractère amical de ces rapports, l'économie turque progressa considérablement en 1942. Le gouvernement soviétique accorda à la Turquie un crédit à longue échéance et sans intérêts de 8 millions de dollars. Le Traité d'amitié et de neutralité signé entre les deux pays en 1925 fut prolongé en 1935 d'un délai supplémentaire de 10 ans. Faisant le bilan de l'utilité et des profits pour la Turquie de l'amitié et de la coopération avec l'Union soviétique, Kemal Atatürk exprima sa profonde gratitude dans un discours prononcé en 1935 devant le VIe congrès du parti populaire, disant entre autres: “Comme toujours notre amitié avec les Soviets demeure solide et sincère. Ayant vu le jour dans les moments pénibles de notre histoire, elle demeurera toujours un souvenir inoubliable et bien cher au peuple turc.” Dans ce même discours, Kemal mit en relief l'aide précieuse accordée par l'Union soviétique à la Turquie au sujet du problème des Détroits qui devait être examiné par la Société des Nations en avril 1935. Alors que l'Angleterre, la France et l'Italie entravaient autant que possible l'examen de la proposition turque, l'Union soviétique, au contraire, appuya la demande de la Turquie. Et c'est justement à cette occasion que Kemal déclara : “Dernièrement, lorsque nous avons soulevé la question des Détroits, l'appui qui nous a été donné en faveur de notre thèse par l'Union soviétique fut de nouveau l'objet d'une démonstration de gratitude et d'amitié profonde de notre peuple envers notre voisine... L'amitié turco-soviétique a toujours contribué au bénéfice de la paix mondiale. A l'avenir, aussi, elle ne sera qu'utile et bénéfique.” "

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27/01/2017

Le patriotisme anti-impérialiste de Mehmet Ali Aybar

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"Le leader du parti ouvrier turc préconise la transformation de Chypre en un Etat fédéral neutre", Le Monde, 11 décembre 1967 :

"Venant de Copenhague, où il a présenté un rapport au "tribunal Russell", M. Mehmet Ali Aybar, leader du parti ouvrier de Turquie, vient d'effectuer un court séjour à Paris avant de rentrer à Ankara. Pour lui, un lien existerait entre le Vietnam et la Turquie, "contrées éloignées l'une de l'autre par des milliers de kilomètres, mais qui occupent des positions capitales dans les plans d'hégémonie mondiale des Etats-Unis".

M. Aybar, dont le parti compte quatorze parlementaires, a déclaré au Monde : "La présence américaine en Turquie se manifeste par plus de cinquante bases et par cinquante-quatre conventions dont une bonne partie est restée secrète jusqu'à ce jour, malgré toutes les tentatives de l'opposition pour en connaître la teneur. Cela est préjudiciable à la fois à notre amour-propre national et à la sécurité de la Turquie.

- Un retrait éventuel de la Turquie du système militaire de l'O.T.A.N. ne risquerait-il pas de placer votre pays dans l'orbite soviétique ?

- Notre indépendance ne doit dépendre d'aucune puissance étrangère. C'est grâce à une farouche volonté d'indépendance manifestée par notre peuple qu'Ataturk a pu mener la lutte contre les armées d'intervention étrangères et contre ceux qui préconisaient, déjà en 1919, un mandat américain.

"Selon certains, la Turquie pourrait négocier des conditions plus conformes à ses intérêts nationaux, sans pour autant mettre en cause sa participation à l'O.T.A.N. Pour un pays se trouvant dans la situation de la Turquie, il est impensable que des conditions lui assurant des droits égaux puissent lui être reconnues au sein de cette coalition."

Rejetant sur "les Etats-Unis et la C.I.A." la responsabilité des derniers conflits au Moyen-Orient (israélo-arabe et chypriote) M. Aybar estime qu'une paix durable pourrait être établie en Méditerranée orientale si les bases militaires étaient supprimées à Chypre. "A partir de cette île, déclare-t-il, l'Amérique est en mesure de faire peser une menace constante sur les pays du Moyen-Orient, y compris la Turquie et la Grèce. Chypre étant située à 60 kilomètres seulement de nos côtes, nous sommes concernés plus que quiconque par son sort.

- Comment envisagez-vous un règlement au problème chypriote ?

- Nous sommes en faveur de l'indépendance de Chypre, qui serait dotée d'un régime fédéral fondé sur les droits égaux des deux communautés, et dont la neutralité serait sanctionnée par des garanties internationales. La Grèce devrait renoncer à la tentation de l'Enosis, cheval de Troie de l'impérialisme américain, tandis que la Turquie se dégagera de toutes les influences étrangères. Nous sommes persuadés que, dans de telles conditions, l'indépendance de l'Etat fédéral chypriote répondrait aux intérêts fondamentaux aussi bien des deux communautés de l'île que de la Turquie et de la Grèce."

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07/05/2016

La coopération économique entre les Etats turc et soviétique

G. Skorov, "L'aide économique et technique de l'URSS aux pays sous-développés", Tiers-Monde, tome 1, n° 4, 1960, p. 491-492 :

"L'assistance du monde socialiste aux Etats de l'Orient ne débuta pas dans les années 50, comme on le pense en Occident, mais bien antérieurement puisqu'elle prend ses racines dans les premières journées de la Révolution socialiste d'octobre 1917 qui mit fin pour toujours aux traités inégaux imposés par le gouvernement tsariste aux pays de l'Orient. La renonciation au tribut colonial et le commerce fondé sur une nouvelle base d'égalité allégèrent considérablement le fardeau économique des pays limitrophes de la Russie en apportant une aide sérieuse, bien qu'indirecte, à leurs peuples. Malgré ses immenses besoins l'Etat soviétique assura par la suite une aide économique directe aux pays sous-développés. En 1932, le gouvernement soviétique accorda à la Turquie un emprunt sans intérêts pour 20 ans de 8 millions de dollars amortissable en monnaie turque. Simultanément l'U.R.S.S. fournissait à la Turquie des projets de constructions industrielles, un équipement ultra-moderne, ainsi que des ingénieurs et des techniciens. La formation de cadres techniques turcs était organisée en U.R.S.S."

Daniel Vernet, "Ankara et Moscou comptent tripler en trois ans leurs échanges économiques", Le Monde, 26 juin 1978 :

"Moscou. - L'Union soviétique et la Turquie ont signé, le vendredi 23 juin, un "document politique sur les principes de la coopération, de bon voisinage et d'amitié", à la fin de la visite officielle de M. Bulent Ecevit à Moscou. Ce texte reprend l'essentiel du communiqué publié le 17 avril 1972, après le voyage de M. Podgorny à Ankara, mais il lui donne un caractère plus solennel ; sans toutefois être le pacte de non-agression que souhaitaient les Soviétiques, il ajoute cependant des références constantes à l'Acte final de la conférence d'Helsinki. (...)

Le premier ministre turc, qui avait été reçu jeudi par M. Brejnev, et qui a eu plusieurs heures d'entretiens avec MM. Kossyguine et Gromyko, s'est déclaré "profondément satisfait" de sa visite. Il a surtout insisté sur le développement des échanges économiques et commerciaux avec l'U.R.S.S. L'Union soviétique et la Turquie vont signer à bref délai un accord économique à long terme qui prévoira le triplement des échanges en trois ans. Les échanges soviéto-turcs ont atteint 160 millions de dollars en 1977.

A partir de 1979, l'U.R.S.S. s'est engagée à livrer 3 millions de tonnes de pétrole par an à la Turquie, ce qui représente environ un cinquième de sa consommation. La contrepartie turque sera composée de céréales, de coton, de certains minerais comme le chrome et, au cas où ces livraisons seraient insuffisantes, Ankara paierait la différence en devises convertibles. D'autre part, les Soviétiques apporteront leur aide à l'extraction du pétrole en Turquie."

François Schlosser, "L'Occident malade de la Turquie", Le Nouvel Observateur, 25 février 1980 :

"(...) le voisin soviétique n'est pas resté insensible à l'intéressante évolution des Turcs [dans les années 70]. Moscou n'a pas lésiné sur l'aide : un milliard de dollars de crédits pour construire des routes, un complexe sidérurgique, une raffinerie de pétrole (et quatre milliards en projets, notamment pour une centrale atomique). La Turquie livre ses surplus de grains à l'U.R.S.S., qui lui fournit 10 % du pétrole qu'elle consomme, et en Anatolie orientale des lignes électriques sont directement branchées sur les réseaux soviétiques."

Le plan quinquennal turc (1934)

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Monique Olivier, "Disparités régionales en Turquie : vers une politique d'aménagement du territoire", Anatolia Moderna, n° 1, 1991, p. 296 :

"La Turquie peut s'enorgueillir d'avoir mis en œuvre l'une des toutes premières expériences mondiales de planification nationale. Les travaux sur le premier Plan quinquennal sont entrepris en 1932 avec l'aide de conseillers soviétiques, et le Plan est adopté en 1934. Ce plan est avant tout une liste détaillée de projets d'investissements plutôt qu'un texte de planification au sens strict du terme. Il s'agissait d'investissements ponctuels et sectoriels destinés à lancer l'industrie. Ce plan a été néanmoins un document essentiel qui a guidé les décisions d'investissement durant cette époque."

06/05/2016

L'hostilité d'İsmet İnönü à l'égard des milieux panturquistes anti-soviétiques

İsmet İnönü, discours à l'occasion de la journée de la jeunesse, Ankara, 19 mai 1944 :

"Le panturquisme est une manifestation dangereuse et malsaine de ces derniers temps. (...) Dans cette condition, nous sommes confrontés à des efforts hostiles à l'existence de la République et de l'Assemblée nationale sous couvert d'idées attrayantes. (...) Il est clair que ceux qui veulent mettre en avant ces idées, qui apporteront seulement des troubles et des désastres, ne peuvent être d'aucune utilité pour la nation turque."

05/05/2016

1944 : Staline empêche une attaque soviétique contre la Turquie

Le maréchal Fiodor Tolboukhine, cité par Akakij Mgeladze dans Stalin, kakim ja evo znal, Tbilissi, 2001, p. 61-62 :

"Lorsque les troupes qui se trouvaient sous mon commandement entrèrent en Bulgarie [en 1944], j'ai téléphoné au camarade Staline et je lui ai proposé de libérer les terres géorgiennes se trouvant en Turquie. Il m'interdit immédiatement de le faire, en me disant que c'était impossible pour des raisons politiques. Mais je ne cessais d'y penser et je me disais qu'il serait peut-être possible de convaincre le camarade Staline, d'obtenir son autorisation. La tentation était grande pour un militaire comme moi. Je rappelai Staline et il me dit de n'y plus penser, car ce serait une aventure. Si le camarade Staline me l'avait permis, j'aurais libéré ces terres en 24 heures, mais le camarade Staline voit plus loin que nous..."